Charte ô ma charte

 

Charte ô ma charte, lorsque tu soulignes, ce que j’ai le droit ou non de faire,

Charte ô ma charte, moi je me régule, je suis prudent ou je prendrai cher…

 

La semaine dernière, j’ai eu l’occasion de donner une formation sur le thème « Développer ses relations presse sur le web ». La semaine d’avant, j’ai également eu l’occasion de tenir un module sur une formation certifiante de Community Manager. Et les deux fois, j’ai émis un cri sans appel, un élément très important. Que l’on soit spécialiste de la conversation online ou des relations aux publics, envers la presse et auprès des acteurs du web, c’est la même obligation.

 

La première chose à faire lorsque l’on met en place une stratégie sur les réseaux sociaux pour une entreprise ou une marque c’est de rédiger une charte.

Je dis ça aussi pour les responsables communication ou relations presse car en effet la charte éditoriale qui régit les rédactions de communiqués en interne doit être en lien très étroit avec la charte d’usages des medias sociaux que l’on met en place.

Poser des règles, tout en douceur …

Celle-ci doit obligatoire contenir des éléments compréhensibles et acceptables par tous pour déterminer à la fois les coutumes éditoriales (mots à utiliser, mots tabous > Oh un jeu !) et les règles de bonne conduite.

Vous pouvez choisir de la faire signer vos employés, de communiquer dessus en externe ou pas… votre stratégie est la vôtre, mais dans tous les cas, elle doit exister et tous les intervenants potentiels doivent être avertis.

 

Voici quelques réponses aux questions que vous pouvez vous poser quant à la rédaction de votre charte interne :

  • Définissez d’abord les objectifs, les rôles et limites de chacun : qui peut écrire sur les comptes de la société ? Tous les autres peuvent écrire sur leur compte perso.
  • Soyez très clairs sur les obligations légales et sur l’utilisation officielle des comptes de la société. Ces sujets là ne souffrent aucune discussion, ce sont les limites de l’expression sur les comptes persos des gens plus ou moins identifiés comme employés qui peut être plus difficiles à définir.
  • Précisez bien que l’unique propriétaire de ces comptes reste l’entreprise, tout ce qui est de nature à dénigrer l’entreprise et ce qui va à l’encontre des intérêts de l’employeur. Quitte à définir avec précision les informations à ne pas divulguer.

#blague : l’erreur ultime serait de préciser en les citant dans la charte des informations à ne pas divulguer et de rendre cette charte publique.

  • Soyez clair et précis.
  • Votre charte à l’image de vos actions sur les médias sociaux doit être transparente et humaine. Cette fois encore, quand bien même vous seriez tenté de dépasser les limites de la liberté d’expression, ce sera plus facile si vous avez échangé avec les personnes concernées.
  • Identifiez-vous afin que vos employés sachent vers qui se tourner en cas de fight doute.
  • Limitez le contrôle. La encore, c’est notre point de vue. Mais la surveillance a ses limites et à part former des bébé hackers, vous n’obtiendrez rien de bon à trop fliquer vos subordonnés.
  • Posez aussi quelques limites en terme de temps d’utilisation au bureau, vous montrerez votre ouverture d’esprit (pour peu que votre boulot soit fait en temps et en heure vous avez parfaitement le droit de passer du temps sur les réseaux sociaux…) et poserez les bases d’une responsabilisation (… mais faudra voir à pas abuser du poke non plus).

 

Et n’oubliez pas : Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément

A la différence de la phrase d’usage « ce qui se pense bien », ce que l’on conçoit bien implique une conception, donc une préparation.

 

A titre d’exemple, je vous invite à consulter la Charte France Télé et les Social media guidelines d’Orange.

Sinon, vous pouvez aussi lire ce très intéressant article sur la nouvelle et effrayante charte d’Apple.