La pédagogie collaborative : Comment apprendra-t-on demain ?

Dans mon dernier article, je vous parlais de cette nouvelle génération, les Digital Natives, qui prend la relève de la fameuse GenY.
Les jeunes de cette génération, ayant toujours eu accès à internet et à une quantité d’informations constante et abondante, ont moins de 18 ans à l’heure ou je vous écris. Ils sont donc (pour la plupart) encore à l’école. Mais leur enseignement est-il adapté à leur fonctionnement et aux nouvelles exigences des entreprises ?

 

La puissance de l’intelligence collective

On n’en doute plus. Le site Fold-it nous l’a prouvé, comme l’explique Emmanuel Davidenkoff dans son article L’école du futur passera par la pédagogie coopérative.

Dix ans. Pendant dix ans les scientifiques les plus éminents ont échoué à trouver la structure tridimensionnelle de la protéase rétrovirale du virus M-PMV, étape indispensable pour découvrir, peut-être, une molécule qui stopperait la reproduction du VIH – en clair : de soigner le SIDA. En trois semaines, le site Fold-It (« Pliez-le ») a résolu le problème. Comment ? En le soumettant aux internautes. Dans le monde entier, des dizaines de milliers d’entre eux se sont « amusés » à essayer de plier cette protéine. Ils ont réussi.

Dans cet article, l’auteur nous explique que l‘intelligence collective, et surtout collaborative, nous aide à résoudre des problèmes au quotidien à travers des forum de discussion, sites de consommateurs et autres dispositifs mis en place par et pour l’humain.

 

Développer les compétences relationnelles et collaboratives

Celles qui l’ont bien compris, ce sont les entreprises. C’est pour cela qu’elles attendent désormais de véritables compétences relationnelles et collaboratives chez leurs futurs jeunes employés. Et pour être sûres de les trouver, elles demandent de plus en plus aux écoles supérieures de développer ces compétences, à travers des supports interactifs et des travaux collectifs par exemple.

Fab Lab

C’est ainsi qu’on a vu émergé très récemment une tendance qui se traduit par la multiplication d’accords entre différentes écoles supérieures de domaines compatibles, ou encore par la création de nouveaux établissements sur la base de partenariats entre plusieurs écoles. L’université, pourtant jusqu’alors jugée très « scolaire », s’intéresse également au phénomène en faisant appel à des professionnels ou encore en créant des « Fab Lab » (ces ateliers de fabrication qui foisonnent, mettant à disposition des machines pour fabriquer toutes sortes d’objets), comme celle de Cergy Pontoise, afin d’offrir aux étudiants un espace de travail collaboratif.

 

L’enseignement secondaire à la traine

Mais si nous avons la chance de commencer à bénéficier de la pédagogie coopérative dans l’enseignement supérieur (comme au CESACOM, une école de communication qui organise des compétitions ou de véritables annonceurs viennent briefer les étudiants qui ont ensuite une semaine pour réaliser en équipe une stratégie de communication réalisable), c’est encore loin d’être le cas dans le secondaire qui juge encore presque exclusivement ses élèves sur leurs capacités individuelles et ne valorise pas assez les compétences de collaboration des jeunes pour résoudre des problèmes ensemble.

Il est donc grand temps que l’institution de l’enseignement scolaire rattrape son retard et accepte de s’adapter aux nouveaux usages et aux nouvelles attentes des futurs employeurs de leurs élèves.

 

Passer du savoir au savoir-faire : le rôle du professeur

Désormais, l’écart se réduit entre les profs et les élèves en terme d’usage. En témoigne cette conversation mise en ligne sur le célèbre site « Dans ton chat », qui a rapidement fait le tour des réseaux sociaux.

Le prof est un génie

 

Cette proximité, alliée aux nouveaux usages du web est en passe de changer l’accès au savoir. La rapidité de transmission de l’information, à l’origine de la règle du « tout, tout de suite », fait que tout le savoir est désormais disponible, gratuitement et en temps réel. D’autant plus avec l’avènement des Moocs, des cours en ligne ouverts et gratuits qui permettent à quiconque d’acquérir un savoir théorique très simplement.
Tout ces éléments vont changer le rôle du professeur. Loin de disparaître, il devra devenir celui qui aide à transformer ce savoir en savoir-faire.

Dans le supérieur, ou la formation continue, le prof n’est plus juste professeur, c’est un professionnel qui transmet son savoir, et qui met donc en oeuvre au quotidien ce qu’il apprend à ses élèves.

L'éducation nationale a un long chemin à parcourir, et celui-ci commence maintenant.

L’éducation nationale a un long chemin à parcourir, et celui-ci commence maintenant.

 

Chez FaDa, notre ADN c’est l’humain. C’est pourquoi nous travaillons sans cesse à développer des formations innovantes, à la fois dans le fond (comprendre en profondeur les mécanismes des nouveaux usages plutôt que les technologies) et dans la forme. Nous utilisons des formats, des dispositifs et des supports modernes et inattendus, pour accompagner les entreprises dans l’appréhension de ces mutations digitales. 

Restez connectés car nous vous racontons tout cela très bientôt, dans notre nouvelle rubrique : On l’a fait !