#leweb 2013 : disrupter pour innover ?

Les 10, 11 et 12 décembre dernier s’est tenu la dixième édition de la grande conférence LeWeb sur le thème « The Next 10 Years ».

A cette occasion, ce sont des intervenants hauts placés et très attendus qui ont fait l’honneur de leur présence. Parmi eux, Travis Kalanick, CEO d’Uber, David Marcus, président de Paypal, Michael Sippey, directeur des innovations de Twitter, ou encore Bradley Horowitz, celui de Google… Côté français, Marc Simoncini, fondateur de Meetic et patron de Jaïna Capital, Jacques-Antoine Granjon, PDG de Vente Privée, ou encore Jean-Baptiste Rudelle, PDG de Criteo, sont intervenus.

Je n’ai pas eu la chance d’y participer mais Fanny et Damien y étaient (on a pas tous les mêmes privilèges chez FaDa…).

Et Fanny a conclu l’évènement de trois articles sur le blog d’Orange que je vous recommande vivement d’aller lire :

#leweb Uber et le style de vie

#leweb Brian Solis : le futur c’est les autres

#leweb Ca se disrupte

Du coup, je me suis inspirée de ces articles pour vous faire un petit résumé de ce qu’il est bon d’en tirer.

 

Les usages font le business

Tout d’abord, Fanny nous parle de Uber, ou plutôt de Travis Kalanick, le fondateur. Ce qu’il est drôle de souligner déjà, c’est que l’idée de Uber est née pendant l’édition 2008 de #leweb. Il neigeait, et l’évènement étant comme toujours très fréquenté, du coup il fallait s’armer d’énormément de courage et de patience pour trouver un taxi, au risque de finir croustibaté avant.

Depuis, le succès de Uber s’est bien évidemment accompagné de l’apparition de nombreux concurrents, mais Travis Kalanick a une vision bien à lui des choses : il met l’humain au centre de la réflexion afin de régler un problème pour les consommateurs. Pour lui, la base, c’est de se connaître soi-même et de faire quelque chose qu’on aime, quelque chose qui nous ressemble.

 

L’erreur à l’origine de la réussite

Brian Solis, un autre businessman expert en innovation, nous raconte grosso modo la même chose mais sous un angle différent. Selon lui, on ne pense plus aujourd’hui qu’à innover, se moderniser, être connecté… A tel point qu’on en oublie le facteur majeur de l’innovation : le consommateur.

C’est donc l’empathie et la vision qui font la différence, faire plaisir au client avant tout. Retourner à l’origine du commerce, à la base. Et tout cela en utilisant les moyens et les outils qu’on possède aujourd’hui, bien entendu.

Mais comment créer l’empathie auprès d’une cible ultra connectée, égoïste et égocentrique ? Déjà, en innovant vraiment, et non en innovant à tout prix. Mais aussi, voire surtout, en acceptant de perdre. Car l’échec, c’est la base de la réussite.

 

Business to Human

Et pour Brian, innover ce n’est plus avoir une idée en premier mais se démarquer. Et pour se démarquer, il faut disrupter.

Quand j’ai écrit ce mot, mon correcteur me l’a souligné d’un petit trait rouge saccadé… Disrupter, c’est quoi ?

C’est un tout nouveau mot venu de nos amis anglais, comme souvent, qui signifie littéralement « se tromper », « une erreur ».

Comme je n’ai pas trouvé mieux comme alternative, je vais aussi vous citer la définition de Fanny pour contextualiser le mot : « cela signifie “sortir du cadre”, “casser les conventions”, penser en dehors des limites, déconstruire la pensée pour en reconstruire une autre avec les mêmes éléments, etc. Bref, c’est un processus créatif de destruction destiné à construire. »

Cette notion est à relier avec la nécessité de remettre l’humain au coeur de la réflexion pour innover intelligemment.

Innover, c’est créer quelque chose de nouveau. Disrupter, c’est créer quelque chose de différent.

Dans les 10 ans à venir, il faudra remettre le consommateur au centre du processus de création pour identifier ce qu’il veut, ce dont il a besoin. Pour finalement lui fournir ce qu’il lui faut pour vivre mieux.