Ne pas confondre Génération Y et Digital Natives

Quand j’entends parler de la « Gen Y », il y a quelque chose qui me dérange. J’en fais partie, et j’ai l’impression d’être stigmatisée de manière exagérée.
Au début, j’ai cru que j’étais différente des autres personnes de cette génération puisque je ne me reconnaissais vraiment pas à ce point.
Finalement, je fais bien partie de la génération Y. Mais en revanche, je ne fais pas partie des « digital natives ». Et c’est souvent d’eux dont on parle en citant à tort la Gen Y.

Deux générations différentes

Je vais donc commencer par un petit rappel de circonstance :
Le terme « génération Y » désigne la génération de 18-35ans ayant évolué avec l’apparition d’Internet et de ses usages.
Cette génération est adepte de nouveautés, de rapidité et d’innovation. Mais elle est plus particulièrement la créatrice du web 2.0, c’est-à-dire l’évolution du web vers une dimension de partage, plus simple et plus interactif.

Et les digital natives ?
Il s’agit en fait de la génération suivante, ceux qui sont encore des enfants à l’heure actuelle. Ils ont déjà tout compris aux nouveaux usages. Eux c’est les vrais, les durs, les purs. Ils sont nés le nez dedans, pas moyen d’y échapper. D’ailleurs, pour eux, c’est naturel puisqu’à leurs yeux, ça a toujours existé.

La GenY a éduqué ses parents

Du coup, si on y réfléchit, les parents des digital natives, ce sont les Gen Y avancés. Ceux qui ne sont plus dans la tranche d’âge requise pour en porter le nom mais qui n’ont pas encore atteint la cinquantaine non plus. Ils ont donc également vu évolué Internet et ont largement saisi les usages pour les apprendre à leurs enfants.

D’où la différence avec la Génération Y dont les parents ont entre 50 et 70 ans environ. Ils ont vu apparaître Internet bien trop tard pour en apprivoiser les usages naturellement. Ils ne les ont donc absolument pas inculqué à leurs enfants, et c’est même l’inverse qui s’est produit. Nous avons du tout apprendre à nos parents, pour qui une « fenêtre » ne pouvait pas être autre chose qu’une ouverture dans un mur avec des vitres (cassées, quand l’apprentissage se passait mal). Et comme c’est bien connu, c’est en apprenant aux autres qu’on devient forgeron. (et oui.)

La génération test

Alors voilà, on a su apprendre très vite, certes. Mais pour autant, ce n’est pas si naturel que ça pour nous. On est en apprentissage perpétuel, on est curieux et on s’informe pour rester connectés aux évolutions.
C’est ce qui fait la différence entre nous et les digital natives.
Nous ne sommes pas nés avec le web 2.0, nous avons grandi avec. Tout cela a même grandi plus vite que nous parfois.
Et nous nous sommes fait submergé en un temps record par tous les usages numériques et virtuels.
Pourtant, on dit sans cesse de nous que nous sommes des geek nés avec un clavier au bout des doigts. Et si jamais on ne sait pas répondre à une question technique, on se fait presque enguirlander dis donc.
Alors soit, nous avons été rapides à nous adapter. Mais avons-nous vraiment eu le choix ? Puisque c’est arrivé au milieu de notre apprentissage de la vie, le web ne s’est-il pas imposé à nous ? Et si nous étions une génération test ?